Les Moments Musicaux de Chalosse - saison 2017
15ème Festival
Du 7 juillet au 30 juillet 2017
  • « Vivre en paix avec la musique ».

    Eglise d’Ozourt : Vendredi 7 juillet à 21 heures

    Eglise de Montfort en Chalosse : Dimanche 16 juillet à 18 heures

    Eglise de Caupenne : Mercredi 19 juillet à 21 heures

    Crypte Saint Girons à Hagetmau : Dimanche 23 juillet à 18 heures

    Château de Gaujacq : Mercredi 26 juillet 21 heures

    Eglise de Laurède : Vendredi 28 juillet à 21 heures

    Eglise d’Horsarrieu : Dimanche 30 juillet à 18 heures


Entendu à Horsarrieu le 30 juillet 2017

C’est par un concert dans la belle église d’Horsarrieu que s’est clos le 15ème festival des Moments Musicaux de Chalosse, le Dimanche 30 juillet. La formation invitée avait de quoi surprendre, voire intriguer : un trio violon, cor et piano, avec Vanessa Szigeti violon, Fanny Azzuro piano, Bertrand Châtenet cor. Une telle formation est rare et peu d’œuvres ont été écrites pour elle ; sans doute peut-on jouer de nombreuses transcriptions de pièces du grand répertoire, mais les musiciens ont eu à cœur de ne jouer que des œuvres originalement dévolues à ces trois instruments. Entre Koechlin et Brahms cependant, la Sonate n° 1 de Fauré pour le violon et le piano seulement (1876), affirmait dans une interprétation magistrale les caractères typiques de la musique français : primat de la mélodie, charme et élégance. Les Quatre pièces de Charles Koechlin, miniatures écrites entre 1894 et 1907, ont laissé l’impression de petites choses musicales sans grands enjeux esthétiques, d’une humble simplicité, malgré la recherche de diversité d’écriture et d’expression, malgré le talent et l’engagement des interprètes. Johannes Brahms affirme avoir eu l’inspiration de son Trio op. 40 par un matin ensoleillé, au cours d’une promenade en Forêt noire. Cette grande œuvre a fourni aux interprètes l’occasion de mettre en œuvre toutes les ressources du dialogue de timbres entre les instruments : sonorités apaisées et rondes, mélancolie teintée parfois d’emphase, joie aussi, dans la vivace cavalcade finale. Le magnifique timbre du cor servait admirablement le lyrisme propre à Brahms et les trois musiciens ont su conjuguer la profondeur du sentiment avec la ferveur fougueuse qui caractérise le romantisme allemand.

Oreillefine



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